Parcourir les rues. Les découvrir. Connaître personne, ou presque. Se faire aborder. Au hasard. Par des regards. Regarder aussi. Puis sourire. Apprendre. Impression de déja vue. Toute ces nouvelles bouilles que tu ignoraient totalement avant. Mais retrouver en eux un bout de chaque visages que tu as pu enregistrer auparavant. Impression de déja vue. Aimer retrouver les vrais. Arrivée folle. Grillées. Défoncées. Elles rient. Moi aussi. Sans l'être. Récolte. Et ces phrases, bordel, ces phrases... émanentes de leur petit esprit puéril et insolent. Ces phrases à crever de rire, d'amour, des deux à la fois. Roulage. Cassage. Aspiration. Inhilation. Tu sens, dis tu sens ? Sa monte. Décompte. Enfin je suis de la partie. Le barbapapa torturé par un trop plein d'amour. Tordu dans tous les sens tel une larve par deux simples petits pieds. Les feintes. Les saintes. Que nous ne sommes pas. Attendre l'arrivée du mec de la petite tribu. Commatage. 5, dans cette petite chambre orange et carré. Un bonjour amer. Quelque chose ne va pas. Regards silencieux. Assis en cercle tous les trois, comme si, comme si, sa serait toujours ainsi. Un ronflement. L'heure de partir. 1h20. Des calins. Différents. Evoquant chacun une chose différente, un sentiment, une parole, un geste selon la personne. Celui qui dit : "putain sa m'a fait plaisir de te revoir, tu vas me manquer pendant ces jours où l'on ne va pas se voir" ; celui qu'est intense, qui ne parle pas, mais qui sais, qu'est apaisant et qui cogne en même temps, celui qu'on se doit de faire une deuxième fois, pour être sur, pour se rassurer ; celui qu'est fou et unique, qui n'appartient qu'à une personne en particulier, la tête dans le cou, la main sur le cul ; l'autre plus discret mois déchirant et sans tristesse, qui veut dire "salut meuf, à la prochaine, c'était bon de se revoir". Pour voir partir, le passé, le présent et le futur. Et
voir venir... le reste.
Des gamins...